Samedi 31 janvier a eu lieu la journée de rencontre initiée par « l’Appel des appels » au Cent Quatre rue d’Aubervilliers à Paris. De très nombreuses personnes avaient fait le déplacement, au point que beaucoup ont été obligées de rester dehors où étaient retransmises les interventions.
La matinée a été consacrée à exposer, secteur par secteur (information, culture, justice, médico-social, éducation, recherche et université, hôpital et soin « somatique », soin psychique et santé mentale), « ce qui ne va pas », et a été suivie l’après-midi par de très nombreux témoignages individuels et institutionnels. La journée a ainsi permis « l’expression d’un même malaise : celui de citoyens atteints dans leur identité et leurs exercices professionnels par une “politique de civilisation” dilapidant l’héritage de notre démocratie — les valeurs des Lumières autant que celles du Comité National de la Résistance. »
Plusieurs directions ont vu le jour : poursuivre bien sûr la mobilisation (62 000 signataires aujourd’hui) et le débat engagé, soutenir la création de Comités Locaux d’échanges, de réflexions et d’actions transversales aux secteurs socio-professionnels qui se sont exprimés le 31 janvier, réorganiser le site de l’Appel des appels (base de données et témoignages ainsi qu’un lieu d’échanges par le biais d’un forum).
Parce que les psychanalystes sont concernés par l’organisation de la santé mentale, mais aussi par la question du discours comptable et statisticien sur nos pratiques, nous vous invitons à consulter ce site.
Une nouvelle journée de rencontre a été programmée le 21 mars 2009.
A l’Appel des appels participent également les membres de la pétition dite de « la nuit sécuritaire », qui ont prévu de se rencontrer samedi 7 février, de 14 heures à 19 heures, à Montreuil-sous-Bois (programme).
Ce meeting portera sur les pratiques de la psychiatrie et s’attachera à dégager des pistes d’action concrètes. Il sera l’occasion aussi de discuter du rapport Couty (voir document joint), qui vient d’être remis à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et qui prévoit l’intégration de la psychiatrie dans le projet de loi HPST concernant la réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires (voir document joint) : « Une première conséquence en serait la disparition brutale du secteur, pour des motifs d’uniformisation de l’organisation des spécialités médicales, sans souci pour la spécificité du soin en psychiatrie. »
Ce projet de loi est annoncé pour avril.