La pulsion est une notion à caractère énigmatique, autant riche que complexe, léguée par Freud. C’est aussi une des plus galvaudées.
Freud, dans sa Métapsychologie en 1915, présente ce concept comme structurellement ambigu. Il s’agit « d’un concept limite entre le psychisme et le somatique ».
Comment donc la « pulsionnalité » surgit-elle dans la cure ? Sous quelles formes ? Au-delà même de ces questions, je pense que si la « chose » est nommée, elle doit bien exister. Qu’est-ce donc que la pulsion ? Comment fonctionne-t-elle et, malgré notre embarras, qu’en fait-on ?
Quant au transfert, il nous apparaît sous la forme de la répétition qui, pour faire au plus court, a partie liée avec la « pulsion de mort ». Alors, les manifestations de la « pulsion de mort », auxquelles chaque analyste est confronté radicalement dans les transferts, ne nous convoquent-elles pas, si tant est que la considération thérapeutique de la cure nous y engage, à mobiliser nos capacités de discernement pour pouvoir penser ce qu’il en est des « pulsions de vie » ? Question tant clinique que théorique.
Il ne s’agira pas dans cet atelier de seulement circuir ces concepts fondamentaux comme on le fait partout mais de s’impliquer personnellement à leurs effets.
Cet atelier s’adresse donc à celles et ceux que cela intéresse de s’engager à la rencontre de la « pulsionnalité » et du « transfert », pourvu qu’ils soient analystes, c’est-à-dire qu’ils pratiquent la psychanalyse pour au moins un patient allongé sur un divan.