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mars 2009 : La Nuit sécuritaire demande un moratoire d’un an

Le mouvement de la Nuit sécuritaire, face à l’accélération des réformes concernant la psychiatrie, demande un moratoire d’un an. La Fédération suit bien sûr avec intérêt ce qui se passe dans le secteur du soin aujourd’hui et publie ce courrier à adresser aux élus, aux médias locaux et aux présidents des conseils d’administration des hôpitaux.

« Les suites du discours présidentiel du 2 décembre sur la psychiatrie s’annoncent rapides. Ce discours recentrait l’action de la psychiatrie dans une logique essentiellement sécuritaire et non sanitaire. Dès le 22 janvier est parue une circulaire qui distribue la manne annoncée pour la mise en place de chambres d’isolement. Le rapport Couty se dévoile zélateur de la loi HPST dite loi Bachelot et promeut l’abandon de la politique de secteur.

« Une riposte d’opposition catégorique s’impose dans les deux cas : dénonciation de la manne avilissante proposée par la circulaire du 22 janvier ; rejet du rapport Couty. En même temps, il s’agit de convaincre l’opinion qu’une autre psychiatrie existe, d’écouter les doléances, critiques, attentes au regard la situation actuelle de la psychiatrie et de nombre de ses pratiques, de construire les bases propositionnelles d’une alternative à la politique dénoncée là, alternative prenant en compte les enseignements de l’histoire contemporaine de la psychiatrie et de sa « révolution » non aboutie.

« C’est pourquoi l’Appel des 39 - La nuit sécuritaire exige un moratoire d’un an accompagné de l’organisation d’un débat public national. Nous souhaitons vous présenter et vous faire partager notre revendication. Une recension des points d’accord et de convergence pourrait être établie.

« Un consensus politique large sur ce moratoire serait un appui et une avancée pour tout le mouvement de résistance à la nuit sécuritaire et au démantèlement des services publics et du droit aux soins.

« Il faut une mobilisation de l’opinion pour mettre à plat la complexité des troubles psychiques et la stigmatisation qui l’accompagne, c’est la raison de notre exigence.

« Merci de nous répondre rapidement, nous restons disponible pour vous rencontrer de façon à organiser la suite de cette mobilisation. »

La Nuit sécuritaire

Le mouvement de la Nuit sécuritaire demande que lui soient transmises les coordonnées des contacts qui auront été pris.



[Article mis à jour le 22 mars 2009)