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Le 18 juin, Soirée débat : Jacques Sédat, Comprendre Freud, discuté par Pierre Babin


SOIREE DEBAT

avec Jacques SEDAT autour de son livre : Comprendre Freud, (Armand Colin, 2008) Discutant : Pierre BABIN

Je pourrais m’adresser à vous sous forme épistolaire. D’un voyage à l’autre... d’un continent à l’autre... d’une scène à l’autre.... D’ailleurs, (et en psychanalyse n’est-il pas toujours question d’« ailleurs » à retrouver sur une carte indéchiffrable ?), c’est selon le mode épistolaire que Freud s’est adressé à l’autre (Fl...) pour esquisser les fondements de son... roman. En effet, et c’est la première phrase du premier chapitre du livre de Jacques Sédat : « Freud aurait aimé être romancier », tout ceci ne serait-il pas fiction romanesque et théâtrale, comme l’indiquait déjà Octave Mannoni ? C’est aux lectures possibles, pas toutes, de ce roman d’aventure traduit et mis en scène par Jacques Sédat, que vous êtes invités ce soir. Roman d’initiation ? De formation ? Roman policier ? Roman d’amour ? Tout ceci et bien davantage encore. Parce que la culture, l’érudition, la précision, la curiosité, et l’amour pour Freud, sont chez Jacques Sédat des compagnons de voyage qui vous tiennent toujours en éveil. Parce que l’aventure des voyages de Freud, cette quête (Perceval), cette chasse (Moby Dick) est le fond même de la psychanalyse. Il est rigoureux et décisif de ré-ouvrir ce courrier mis en attente, voire en souffrance, au moment où, si souvent, la chose freudienne est tournée en eau de boudin. Il reste que (toujours un reste ! ça ne tombe jamais juste) la fidélité affectueuse, qui peut prendre des formes d’identification, bloque la montre, et laisse peu passer l’air du temps. L’air ambiant. 1896... 1939... 2009... Que nous dit une lecture aussi proche que possible de son sujet, sur les destins des objets qui nous occupent et nous angoissent aujourd’hui ? Les reprises et ravaudages ininterrompus qui trament le travail freudien, cette obstination patiente, comment peuvent-ils éclairer la peine-à-vivre que nous entendons différemment peut-être qu’il y a quatre-vingts ou cent ans ? Avec le temps, au « Malaise… » ne s’est-il pas ajoutée une forme plus meurtrière de destruction ? Dans l’action d’un projet administratif de destruction, que la métapsychologie des pulsions semble bien impuissante à déjouer : la neutralisation, la destruction de tout désirant ; de tout enfant entêté. À moins que le Witz....

Pierre BABIN



[Article mis à jour le 27 mai 2009)

Note

18, rue de Varenne, 75007 Paris

à 21h 15

code 2711