Il y a des voix qui s’élèvent et qui, une fois qu’elles se sont tues, continuent de produire leurs effets !
Mais pourquoi donc Lucien Israël, ce psychiatre psychanalyste strasbourgeois, né en 1925, mort en 1996, inspiré par Jacques Lacan ? À fréquenter assidument ses livres, traces laissées d’un enseignement oral, s’instaure le dialogue : il y a de la joie à l’écouter, à l’interroger, à goûter aux silences partagés. C’est que le bonhomme à un style bien à lui, décapant, espiègle, joyeux, tout emprunt de tendresse, c’est qu’il aurait osé une parole propre, loin de tout discours psychanalytique conciliant avec l’idéologie ambiante faussement progressiste, trahison nécessaire à sa médiatisation. Il nous invite à être là et ailleurs ; de cet écart s’exerce la liberté.
Tout l’enseignement de Lucien Israël est traversé par la question de la formation du psychanalyste :
« Ce que l’on appelle la formation d’un psychanalyste, ce n’est pas le positif, au sens photographique du terme, des connaissances du Maître, mais les lacunes qu’il laisse entre ces connaissances de façon que chacun puisse y trouver sa place ».
Alors osons mettre à mal nos représentations, nous pencher là, un au-delà le fantasme, face aux lacunes (trous) du Maître Lucien Israël afin de renouveler notre place.
Cet atelier est ouvert aux personnes désireuses d’accueillir le discours de l’autre, en l’occurrence, Lucien Israël, sans préjugés, sans a priori théorique. Le samedi matin de 9 h30 à 12 h 30, tous les deux mois.