L’obscur objet du cinéma : réflexions d’un psychanalyste cinéphile Pour l’auteur, le septième art est le plus apte à exprimer « la matière sensible et chaotique du Désir ». Il présente une série d’auteurs épousant cette perspective. Murielle Gagnebin met à l’épreuve l’inconscient avec le langage cinématographique, Christian Metz conçoit une analyse filmique à partir de grilles sémiologiques et structuralistes, Gilles Deleuze propose un inventaire de signes.
Psychiatre, psychanalyste, Jean-Claude Polack a travaillé une douzaine d’années aux côtés de Jean Oury et de Felix Guattari à la clinique de La Borde. Il exerce dans un collectif d’analystes à Paris. Avec des amis, patients et « non-patients », il a animé une association de malades psychotiques pendant une dizaine d’années. Auteur de plusieurs ouvrages, il est directeur de publication de la revue Chimères, fondée en 1998 par Gilles Deleuze et Felix Guattari, et coréalisateur d’un film sur François Tosquelles.
Le corps du cinéma : hypnoses, émotions, animalités Cet essai, élaboré à partir d’analyses de films, mène une comparaison entre le cinéma et l’hypnose. Il propose une équivalence entre l’état de cinéma compris comme hypnose légère et la masse des émotions qui sont éprouvées au fur et à mesure de la projection d’un film par le spectateur. L’auteur s’appuie notamment sur les écrits de L. Kubie, S. Freud, F. Roustang ou encore G. Deleuze.
[/i]Raymond Bellour[/b], chercheur, écrivain. Directeur de recherches émérite au CNRS. S’intéresse à la littérature, romantique (les Brontë, Alexandre Dumas, Alice et Henry James), et contemporaine (Henri Michaux, dont il a dirigé l’édition dans la Pléiade). S’intéresse au cinéma, toutes les formes de cinéma, comme émotion et comme hypnose. S’intéresse aussi aux mélanges, aux passages, aux régimes mixtes d’images (peinture, photo, cinéma, vidéo, images virtuelles), et aux rapports entre mots et images - tout ce qu’il nomme « l’entre-images ». Participe en 1991 avec Serge Daney à la création de Trafic, revue de cinéma.