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Oscar Wilde, père j’ai mal à l’oreille - Sylvette GENDRE-DUSUZEAU

Edition Césura,1995


En empruntant la voie royale maintes fois désignée par O. Wilde : l’art révélateur de l’âme, l’on découvre que l’écriture ouvragée et enclose s’entrouve sur les contours d’un secret que bordent noms propres et initiales, substantifs et adjectifs, autant d’inscriptions articulées en une grammaire particulière qu’organisent des inversions en miroir. C’est du nom propre qu’il est question et de sa fonction de nomination, ce nom avili, troqué par force pour l’exil, recouvert par un autre encore lorsque les enfants quittent l’Agleterre avec leur mère. ... le nom blessé file le long des filiations, empruntant des voies mystérieusement teintées de rouge, ombrées de voiles de deuil, et vient parler ses fractures dans un symptôme douloureux qui s’avérera fatal.

...dans les doublures de l’écriture ciselée, bavardes des langues secrètes entraînées par la force de l’œuvre qu’elles tissent, une œuvre qui, de par les questions profondes qu’elle soulève sur notre condition humaine, travaille et travaillera encore, au cœur et au corps, ses lecteurs.

Extraits de l’avant-propos



[Article mis à jour le 22 décembre 2008)

Note

Sylvette Gendre-Dusuzeau est psychanalyste. La question des liens entre inscriptions inconscientes et écriture dans la création inspire déjà ses précédentes recherches. Angliciste, Docteur de l’Université Paris VII, elle enseigne l’anglais depuis plusieurs années dans l’une des cliniques universitaires de la Fondation Santé des Etudiants de France, à Paris.