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Atelier Margaret Little

Arlette de Franssu Menibus et Marie-Christine Cardin


Atelier fermé

Nos lectures de Margaret Little, accompagnées cette année de textes de Winnicott, de Delaunay et de Searles, nous ont menés dans un travail de réflexion et de nomination de ces transferts souvent non verbaux, non humains, où « La forme la plus primitive de la mémoire ne consistera pas à se rappeler mais à reproduire ou à mettre en actes » (Little), dans des zones où il n’y a jamais eu personne pour l’autre (où il n’y a pas « de différenciation perceptive et expérimentale entre lui-même et sa mère, ni entre sa mère et le monde non humain environnant […]. La maladie schizophrénique représente au fond, le sacrifice que par amour, l’enfant fait de son individualité même, pour le bien de la mère, […] il ne peut supporter de dépasser la relation et d’y laisser sa Mère, tragiquement démunie ». (Searles)

Rencontre avec des patients dont « il ne faut pas hésiter à « protéger » la personne, suscitant ainsi les transferts. Il faut apprivoiser ceux qui sont terrorisés ou en colère. C’est là l’aspect soutien de la psychanalyse. »

Tout ceci lié à l’« angoisse de survie ». Little la lie à « la séparation d’avec quelque chose dont on fait partie (ou qui a fait partie de nous) » et donc à la « capacité à établir des relations avec lui-même », autrement dit à la division du sujet. »

«  L’espace sécuritaire obligatoire […] celui où un être humain est accueilli et où ce qu’il apporte sera reçu pour qu’ensuite il puisse à son tour le percevoir, en prendre acte ou tout simplement s’entendre. […] L’essentiel est alors que l’analyste soit quelque peu divisé en lui-même sans que son corps parte en morceaux. (L’analyste souvent à son insu est le lieu de la perlaboration de ce qu’il a reçu en fragments chaotiques.) » Delaunay

« J’ai du m’autoriser à être aussi malade que je savais que je l’étais. » Little

« Quel fragment de moi puis-je vous donner et comment puis-je le faire sans paraître perdre une partie de ma totalité ? » Winnicott

Nous continuons. Le groupe reste fermé. Il se réunit tous les derniers lundis du mois au cabinet d’Arlette de Franssu Menibus.



[Article mis à jour le 3 septembre 2011)

Note

Répondantes :

Arlette de FRANSSU MENIBUS, 6 rue François Ponsard, 75116 Paris, tél. 01 42 88 41 72, adefranbus hotmail.com

Marie-Christine CARDIN, tél. 06 82 22 66 74