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Liens amis

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http://ramses.asso.fr

L’association RAMSES Siège social : c/o Dr Danièle AZEMA, 20 rue Littré, 75006 Paris

En 1990, les professionnels des deux consultations médico-psychologiques spécialisées dans la prise en charge des enfants sourds, confrontés à l’insuffisance ou à l’inadéquation des lieux de soins, décident de former un collectif pour dresser un état des lieux et formuler des propositions aux pouvoirs publics.

Rapidement d’autres professionnels rejoignent ce collectif : psychologues, psychiatres, assistantes sociales, éducateurs, rééducateurs et pédagogues des établissements spécialisés pour enfants sourds directement concernés par le dépistage des enfants en difficulté psychologique et par leur orientation vers des lieux de soins psychiques.

C’est ainsi qu’est née l’idée de l’association RAMSES, Réseau d’Actions Médico-psychologiques et Sociales pour Enfants Sourds, avec le but :
- de constituer un « réseau » entre professionnels de champs différents, venant d’Institutions diverses (éducation, médico-social, sanitaire), tous concernés par un même objet, la santé mentale des enfants sourds.
- de mener des « actions » de formation et d’information auprès des professionnels et publics concernés, mais aussi en direction des pouvoirs publics et des tutelles.

Depuis sa création, l’association, composée en grande partie de psychiatres et de psychologues psychanalystes ou d’orientation analytique, travaillent à sensibiliser les professionnels de la surdité et du handicap à la dimension psychique, mais aussi à encourager les professionnels du psychisme à s’intéresser à ces domaines où la souffrance psychique revêt des aspects particuliers.

*

L’association RAMSES organise une journée d’études le samedi 19 octobre 2013 au FIAP à Paris 30 rue Cabanis 75014, dont le titre sera probablement « Sa majesté le bébé sourd » et dont voici l’argument :

Avec la publication, le 3 mai 2012, de l’arrêté sur le dépistage néonatal au niveau national, des questions nouvelles vont se poser concernant l’accueil des bébés sourds et de leurs parents. Ce qui nous était familier dans nos pratiques avec l’enfant sourd peut-il se transposer au nouveau-né ?

Le dépistage néonatal, appelé maintenant repérage des troubles de l’audition, et la période de suspicion (avant le diagnostic) peuvent modifier en profondeur les relations précoces d’attachement entre les parents et l’enfant, ceci dès la période sensible du post-partum, générant des situations cliniques nouvelles qu’il s’agit d’identifier et d’analyser.

Si, comme le dit Winnicott, « un bébé cela n’existe pas », un bébé sourd a fortiori n’existe pas sans sa mère. Le travail de prévention, d’accompagnement et la prise en charge concernent avant tout la mère, les parents et le lien en construction. Il s’agit d’un travail de holding de la parentalité.

L’association RAMSES qui, dès 2006, a manifesté son inquiétude quant aux risques psychopathologiques du dépistage néo-natal souhaite, lors de cette journée, poser des questions, faire un état des lieux du parcours du bébé sourd, de la maternité à la fin de la première année, mais aussi proposer ce qui devrait constituer les bases incontournables d’un travail de prévention et d’accompagnement précoces.

À partir de cette réalité de terrain, nous ferons intervenir différents spécialistes pour éclairer d’un point de vue théorique et clinique ce qui se passe autour du berceau quand la parentalité est troublée.

Puis nous poserons la question de la langue et de la parole qui est au fondement de toute approche de la surdité. L’intervention de psychanalystes, d’une orthophoniste viendront réouvrir des thèmes à repenser quand il s’agit d’un bébé sourd : qu’est-ce que parler, prendre la parole et devenir sujet de son énonciation ? De quelle urgence s’agit-il avec ce dépistage néonatal ?

Enfin, nous tenterons de proposer un repérage des moyens nécessaires et des modalités de prises en charge pour mettre en place un réel travail de prévention des troubles psychiques, d’information des familles, et de holding de la parentalité à partir de deux lieux d’accueil précoces.

Nous souhaitons que cette journée débouche sur des recommandations de suivi et la mise en place d’un observatoire du dépistage précoce pour que, au fil du temps, cette clinique nouvelle constitue réellement une nouvelle chance pour l’enfant sourd et ses parents.

Avec la participation, notamment de : Albert Ciccone, Laurent Danon-Boileau, Jean-Michel Delaroche, Eduardo Plaza...

Renseignements : Dr Jean-Michel DELAROCHE (06 61 50 87 87 ou jm.delaroche free.fr) ou sur le site internet de l’Association RAMSES : http://ramses.asso.fr

Unité Thérapeutique Enfance et Surdité (UTES) Centre Régional de Soins et de Ressources en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent sourds

Ce centre, régional, permettra l’accès aux soins psychiques, dans le service public, pour les enfants sourds et les enfants de parents sourds, en français et en Langue des Signes Française (LSF). Les références théoriques de l’équipe, constitués de psychiatres, de psychologues, d’une éducatrice spécialisée et d’un infirmier, sont la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle. Les activités cliniques de ce centre comportent :
- des consultations médico-psychologiques, consultations diagnostiques ou thérapeutiques, consultations de guidance parentale,
- des bilans psychologiques, des bilans orthophoniques spécialisés et des observations éducatives par une éducatrice spécialisée,
- des psychothérapies individuelles et/ou groupales (thérapies familiales, psychodrame, etc.), - des groupes thérapeutiques, 129
- un dispositif d’accueil familial thérapeutique régional en familles d’accueil pratiquant la Langue des Signes.

Adresse : 64 rue de la Glacière, 75013 PARIS tél : 01 42 33 97 67, mobile : 06 14 29 47 30 centre-surdite hopitaux-st-maurice.fr

Argument provisoire de LA CRIÉE pour l’année 2012/2013 Thème de l’année : TRANSMETTRE

À la suite des deux années sur l’hospitalité, il nous paraît important de reprendre à bras le corps un des motifs fondateurs de La Criée, à savoir la transmission, et cela dans un mouvement d’une répétition mise au travail du Collectif. Nous vivons en effet un moment très particulier de crise de la transmission dans tous les registres des échanges sociaux, et en particulier pour la psychanalyse et les pratiques psychothérapiques qui s’en réclament. La haine de la Psychanalyse et de la Psychothérapie Institutionnelle font rage et engendrent des campagnes qui affolent l’opinion par le biais de calomnies qui tournent dans internet et dans de nombreux media.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Ce serait une des manières contextuelles d’aborder les enjeux de la transmission, et en particulier qu’elle ne se satisfait d’aucune évidence : des cultures, des civilisations ont pu disparaître pour certaines sous nos yeux au profit d’une homogénéisation ; et rien ne nous dit qu’il n’en sera pas de même pour nos pratiques si nous n’avons pas le souci de les transmettre.

Reste qu’il nous faudrait ensuite préciser « l’inestimable objet de la transmission » (Legendre), à le distinguer de l’enseignement d’un savoir quand bien même ce savoir nous apparaît-il précieux, indispensable et échappant au dogmatisme. Cette transmission ne saurait s’opérer sans reste, sans butée sur l’intransmissible et l’impartageable, faute de quoi elle produirait « une bande de clones » (J. Hassoun). Et tous ceux qui ont fréquenté les institutions y compris analytiques connaissent cette difficulté que Derrida a nommée « monolinguisme de l’Autre » à propos de la non-transmission de la langue arabe chez les juifs d’Algérie. Le narcissisme des petites différences et son cortège de petits meurtres entre amis constitueraient l’autre versant de la même impasse.

Enfin nous aurons à cœur de poursuivre la discussion engagée à propos de la métapsychologie du fantôme et de la crypte (Abraham et Torok), et des conséquences à en tirer pour la clinique mais aussi pour la transmission comme nous l’avons vu avec Philippe Réfabert. La censure, le caviardage, et les silenciations de l’histoire trament ainsi de façon spectrale toute transmission et ne sont aucunement l’apanage d’une configuration clinique : nous sommes tous plus ou moins des sujets cryptophores... Nous nous appuierons sur quelques bons auteurs mais aussi sur la clinique dont chacun voudra bien témoigner.

Comme les années précédentes, le travail se fera à partir du dispositif des soirées de La Criée et du séminaire, avec cette année la particularité de contribuer autant que possible à la préparation des Assises citoyennes pour l’hospitalité dans la psychiatrie et le médicosocial. Celles-ci lancées et organisées par le Collectif des 39 contre la Nuit Sécuritaire se tiendront fin mai/début juin (à préciser) et seront construites à partir des témoignages et de l’expérience des patients, familles, soignants, artistes et créateurs, et de tous les citoyens se sentant concernés.

Le Séminaire reprendra le lundi 12 novembre à 21 h 00 au Centre Antonin Artaud, 40 rue de Talleyrand, 51100 Reims, (tél. 03 26 40 01 23) puis les lundis 14 janvier, 11 février, 11 mars, 8 avril et le 13 mai.

Les Soirées :
- jeudi 25 octobre : présentation du livre « Le rire à l’épreuve de l’inconscient » (Hermann éditeurs) avec les auteurs Anne Bourgain, Christophe Chaperot et Christian Pisani,
- jeudi 22 novembre : présentation de son livre « Le tourment de l’origine » (Berg International) par Georges Zimra,
- jeudi 24 janvier : discussion avec Leila Sebbar sur l’écriture comme modalité de transmission à propos de son œuvre et des ouvrages collectifs qu’elle dirige. Il sera, entre autres, question du livre collectif « Une enfance juive en Méditerranée Musulmane ».

Les autres soirées sont en préparation...

La conclusion de cette année s’effectuera en acte par les Assises pour l’hospitalité dans la psychiatrie et le médico social.

http://www.insistance.org/Le-mouvement

Fondé par des psychanalystes et des artistes en avril 2002, Insistance est un mouvement de recherche sur la part de l’être parlant mise en jeu dans l’acte de création. Il s’agit de rendre praticable l’existence d’un lieu générateur d’un certain type de mouvement. C’est parce que l’institution traditionnelle - avec sa statique, sa stature, sa statue et ses statuts - n’est pas propice à un tel mouvement, que nous qualifions ce lieu du nom d’ « insistution » : nom métaphorique qui pose la question du moyen de transport à réinventer, sans cesse, pour que soit rencontré ce lieu de sublimation, qu’en poète, Lacan a repéré comme celui de « La chose » humaine. Cette perspective a suscité de nombreux échanges à l’occasion de colloques et de séminaires en France, en Autriche (Vienne), en Belgique (Bruxelles), en Italie (Rome, Milan), en Espagne (Barcelone), en Amérique du nord (New York, Toronto) et du sud (Mexico, Buenos-Aires, Rosario, Rio de Janeiro, Salvador de Bahia, Recife, Santiago du Chili). La création de la revue du mouvement en 2005 a élargi sa recherche en introduisant les champs philosophique et politique.

Président : Alain Didier-Weill Vice-Présidents : Jean Charmoille et Jacques Barbier Secrétaire Général : Paolo Lollo Secrétaires adjoints : Fabienne Ankaoua, Catherine Barbier, Marc Bonnet, Jean Daviot, Colette Mauri, Frédéric Vinot, Trésorière : Axelle du Rouret Trésorière adjointe : Catherine Fava-D’Auvergne

Collectif des 39 contre la Nuit Sécuritaire

Depuis le début de l’aventure du mouvement des 39, nous avions su qu’il fallait un outil d’information et de diffusion de nos réflexions, des textes des Forums des 39.

Depuis l’Appel Contre La Nuit Sécuritaire, qui en quelques trois semaines après le discours de Nicolas Sarkosy à Antony, avait su réunir plus de 20 000 signataires, fait majeur et inédit en France sur les questions touchant à la psychiatrie, à la place de la Folie, nous nous sommes saisis de l’outil internet.

La première tentative a permis de faire connaître nos orientations, nos valeurs pour une psychiatrie humaine, pour une hospitalité pour la folie.

Grâce au magnifique travail de Pascal Hérard, nous passons aujourd’hui à une autre étape.

Voici donc le nouveau site. Plus lisible, plus facilement consultable. Cet outil devra être un espace de discussion, nos fameux Forums, à Montreuil, à Villejuif, à Reims, à Montpellier, à Ville Evrard, à Uzés, dans les régions, vont ainsi se dédoubler de micros forums, de base, d’échanges, de disputes.

À chacun de s’en saisir pour que cet outil devienne une Agora transformatrice des pratiques actuelles, un espace de résistance, d’invention et de création.

Les Nouveaux Cahiers pour la Folie, l’Édition « Contes de la Folie Ordinaire » dans Médiapart, sont autant de relais, de mise en forme de nos révoltes, de nos analyses, de nos constructions.

Le nouveau site du Collectif des 39, devrait nous permettre d’amplifier notre audience, de stimuler les débats, de favoriser « la dispute », autant de lieux de rencontres et de confrontations, mais aussi d’espace de recherche et d’innovation.

Après cette panne de la pensée des années 90 – 2000, ce creux, ce vide qu’ont entretenu les menées scientistes, cet appauvrissement par le projet de destruction de la politique de secteur, de la psychiatrie elle-même, armons-nous pour penser l’avenir, construire une nouvelle espérance pour la place de la folie dans la Cité, inventer des pratiques dans lesquels les patients, les familles, les professionnels, les citoyens se saisissent de la parole.

Reprenons à notre compte, faisons vivre cette belle formule : « La psychiatrie doit être faite et défaite par tous ! ».

Paul Machto

Association

Un après-midi d’échanges aura lieu le samedi 6 octobre avec Robert Castel autour de ce nouveau modèle de « santé mentale » (« positive »...) qui nous est proposé, particulièrement dans le rapport de Nathalie Kosciusko-Morizet. Nous vous tiendrons informés des prochaines dates quand elles nous parviendront. Samedi 6 Octobre

Amphi de la CMME de Ste Anne, 100 rue de la Santé

Le nouveau paradigme de la « santé mentale » : dialogues avec Robert Castel

En 1981, paraissait « La gestion des risques », ouvrage de Robert Castel dont la lucidité et la pertinence saisit le lecteur d’aujourd’hui. À l’occasion de sa réédition en poche aux éditions de Minuit, augmentée d’une préface de l’auteur, nous proposons de revenir avec lui sur les enjeux passés de la « gestion des risques » et ceux actuels de la « santé mentale » devenue « l’affaire de tous ».

14 h Gestion des risques

Ouverture Franck Chaumon

Présentation du livre « La gestion des risques » par Paul Brétécher

16 h Une nouvelle biopolitique ? Présentation Sandrine et Clément Jallade Discussion : Claude Louzoun, Sophie Mendelsohn, Yves Clot. Pendant toute l’après-midi, Robert Castel réagira à sa guise aux propos des participants.

Psychanalyse in situ

La psychanalyse agit-elle uniquement dans son cadre ? Peut-elle opérer en tant que position charnière entre les différentes sphères du thérapeutique, des sciences, du social, du politique, de l’art... ?

Ce site s’ouvre sur une question à laquelle psychanalyse in situ, lieu interdisciplinaire, hors-institution, tente de répondre...

Psychanalyse in situ tente d’apporter des réponses concrètes à ces questions depuis 1997, dans un lieu hors-institution...

Revu.e d’essais, contributions, recensions d’ouvrages, une tribune libre, une rubrique de liens, une revue de presse, annonces de colloques, séminaires, expositions, théâtre, cinéma, soirées-débats...

La revue Chimères

« Cette revue accueillera les travaux des individus et des groupes se réclamant de près ou de loin de la “schizoanalyse”, science des chimères : les travaux de tous ceux qui entendent renouer avec l’inventivité première de la psychanalyse, en levant le carcan de pseudo-scientificité qui s’est abattu sur elle comme sur l’ensemble des pratiques et des recherches en philosophie et en sciences humaines. À la manière des arts et des sciences en train de se faire. Work in progress. Les textes émanent ici de psychanalystes, de philosophes, d’ethnologues, de scientifiques ou d’artistes. Pas pour une inter-disciplinarité de galerie. Retour au singulier. À chacun sa folie. Les grands phylums théoriques finiront bien par y retrouver les leurs. De toutes façons, par les temps qui courent, nous n’avions plus le choix, il fallait repartir de là. »

Félix Guattari, Chimères n°1

Fondateurs : Gilles Deleuze et Félix Guattari Directeur de la Publication : Jean-Claude Polack

On peut consulter le site Chimère sur le net http://www.revue-chimeres.fr/

Textes de Psychanalyse

Présentation du site

Un texte en ligne jamais n’abolira le livre

Les librairies ferment, à leur place des boutiques , le texte cède le pas au textile. Je ne pense pas que ce soit à cause d’Internet.

Le livre, le vrai, le sensuel, on l’achète pour le caresser, le corner, l’emmener, l’annoter, le malmener, le perdre, l’aimer, l’offrir.

Et pourtant quand j’entre dans une librairie , souvent, mon cœur se serre. Tant de livres, tant de livres pour si peu de temps . A-t-on le droit de dire qu’il y a trop de livres ? Oui ? Non ? Chut on réfléchit et puis on lit.

Chronologie

« L’homme ressemble plus à son époque qu’à son père », dit un proverbe arabe. C’est pourquoi j’ai opté pour la présentation des textes par ordre chronologique de publication.

Penser-Classer

Depuis Borges et Perec, sur cette question, tout a été dit. Je pense, donc je classe. Ranger, c’est déjà ajouter une pensée supplémentaire.

J’aurais préféré vous le chanter

La psychanalyse se transmet par voie orale. On ne devient pas psychanalyste en lisant, mais lire est fondamental parce qu’on ne peut pas être psychanalyste sans culture et hors Histoire.

Transmission

J’ai décidé de mettre à disposition de qui voudra en faire usage la plus grande partie de ce que j’ai écrit depuis une trentaine d’années, de façon gratuite et sans intermédiaire.

Radmila Zygouris

http://www.oedipe.org/fr/accueil

Le site Web Œdipe a pour but de permettre à tous ceux que la psychanalyse freudienne intéresse, soit professionnellement soit personnellement d’obtenir des informations et d’échanger avec d’autres des idées, des réflexions, des propositions au sujet de la psychanalyse.

Le site Œdipe est ouvert à tous, quel que soit le choix associatif de chacun. Il vise à constituer un réseau et non une association . Chacun y est libre et responsable de son écrit et le soutient en son nom.

Grâce au réseau Internet, les échanges internationaux sont rendus plus faciles qu’auparavant. La langue utilisée sur le site est principalement le français. Les traductions ainsi que les articles originaux dans d’autres langues sont les bienvenus.

Le site Œdipe est un lieu d’échange intellectuel éloigné autant que faire se peut de tout esprit de chapelle. Il est un lieu de publication ouvert mais raisonné. La sélection opérée par la rédaction doit permettre au lecteur de ne pas se trouver confronté à une masse informe de documents qu’il ne pourra pas utiliser et dont l’importance, loin de l’aider dans sa réflexion ne peut que contribuer à la rendre plus confuse. Conscients de l’importance que peut parfois revêtir l’information qui se trouve sur le site oedipe nous nous efforçons d’y inscrire un souci de qualité et de lisibilité permettant à l’honnête homme d’y trouver son compte.

La question du lien social entre les analystes et les dérives que peuvent entraîner les formes que prend ce lien sont au centre de notre réflexion. Sont privilégiées les publications visant à faire avancer ces questions.

La politique et la psychanalyse sont deux champs distincts, mais qui peuvent parfois être étroitement mêlés. Nous tâchons d’éviter en ce domaine tout autant la confusion qui conduit à l’éthification, que la belle indifférence aux affaires du monde qui est le mode de compromission le plus avéré avec la loi du plus fort.

L. Le Vaguerèse, Responsable du site Œdipe

Les 12, 13 et 14 octobre 2012, le Cercle Freudien organise un colloque : Par surcroît ? Symptôme, vérité, guérison

« Guérison » est actuellement un signifiant dont la psychanalyse peut difficilement se servir. Elle ne peut pas non plus s’en passer.

Avant de l’amener vers d’autres horizons, le constat de la réaction thérapeutique négative au cœur de l’expérience fut vécu par Freud comme une menace dont la psychanalyse pouvait ne pas se remettre. Nous en sommes là aujourd’hui, alors que la psychanalyse subit un nouveau rejet.

La psychanalyse est née du soin des troubles psychiques et ceci reste un pilier. Même si Freud avance, en 1926, que « l’importance de la psychanalyse en tant que science de l’inconscient dépasse largement son importance thérapeutique », il continue à affirmer en 1932 qu’elle constitue « le procédé thérapeutique le plus puissant ». Non seulement le plus puissant, mais surtout le plus digne, car nous ne voulons pas d’une guérison obtenue par des procédés dégradants qui détruisent l’humain dans l’humain.

La guérison vient par surcroît. Cet énoncé, subversif au moment où Freud l’avançait et où Lacan le reprenait, visait à souligner la singularité du désir de l’analyste. La banalisation dont il est aujourd’hui l’objet implique-t-elle pour autant que la guérison puisse être négligée ? « Par surcroît » ne signifie pas « négligeable » - une négligence qui ferait alors le voile de l’incompétence, de l’imposture ou du cynisme. « Par surcroît », c’est le mode opératoire de la psychanalyse, qui s’engage, entre efficacité symbolique et transfert, sur la voie d’une « guérison » singulière, impossible à programmer, impossible à prescrire. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Pouvons nous arracher les thèses de Canguilhem au discours médical et aux appareils idéologiques, et lui donner sa raison psychanalytique, au même titre que le corps qui pour nous est « ce qui se jouit », ou que le symptôme qui est ce qui parle sans savoir ce que ça dit, c’est à dire ce qui constitue un savoir de vérité en souffrance, plutôt qu’une pathologie ? Il n’y a pas de psychanalyse sans psychanalyste.

La guérison est, depuis 1920, la boîte noire de notre art, et elle le reste. Elle évolue en fonction des mutations socio-culturelles et des avancées de la science : la guérison est confrontée, par exemple, au discours de l’efficacité. En ce sens, la notion de guérison dans la psychanalyse est indissociable de son pouvoir subversif tel qu’il s’exerce sur les effets du surmoi collectif.

Le moment nous paraît venu de reprendre cette question que l’urgence politique nous impose. Les nouvelles formes de rejet que subit la psychanalyse pourraient, de ce point de vue, contribuer à réveiller les psychanalystes, salutairement.

Intervenants : Fabienne Ankaoua Moufid Assabgui, Jacques Aubry, Patrick Belamich, Sylvie Benzaquen, Philippe Beucké, Jean-Jacques Blévis, Pierre-Henri Castel, Francis Cohen, Guy Dana, Alain Deniau, Anne Dufourmantelle, Olivier Grignon, Michel Hessel, Colette Hochart-Cremnitzer, Catherine Kolko, Daniel Koren, Patrick Landman, Jef Le Troquer, Claude Lecoq, Jean-Pierre Lehmann, Danièle Lévy, Marc-Léopold Lévy, Nora Markman, Maryse Martin, Michèle Mayer- Adrien, Henriette Michaud, Robert Montrelay, Paule Plouvier, Claude Rabant, Danielle Rivière, Michel Rossignol, Jean Rouch Claude Spielmann, Annie Tardits, Daniel Weiss, Michèle Weiss- Vierling, Jean-Pierre Winter.

Inscription : 150 €, étudiant : 75 € www.cerclefreudien.org cercle.freudien free.fr