« Est-ce que vous parlez ? … Ça ne va pas en ce moment mais… je ne veux pas faire une psychanalyse ! »
C’est ainsi que nous sont adressées aujourd’hui, à nous psychanalystes, les demandes de nos patients. Y aurait-il de nouvelles façons d’être, que Freud n’aurait pas connues en son temps, et qui viendraient défier la psychanalyse ? Dans nos sociétés, saturées d’images, soumises à l’immédiateté des clics en tout genre, promptes à proposer des voies rapides pour soulager la souffrance psychique, quelle place pour la parole subjectivante ? À une époque où l’individualisme domine, où nous sommes supposés être affranchis de la religion et des forces de la nature, donc avoir les moyens de nous réaliser pleinement, d’être « épanouis », comment ne pas être soumis à l’injonction surmoïque d’être une fois pour toutes heureux ?
Le désir de psychanalyse aujourd’hui a déjà fait l’objet de Journées Internes au cours desquelles nous avons réfléchi sur le désir selon la théorie de Freud - Begierde, Lust, Wunsch - et selon celles de Lacan, Winnicott, Ferenczi, etc. Nous avons également échangé sur ces nouvelles formes de demandes, éloignées de la « culture psychanalytique », qui suscitent en nous mobilité et invention : comment créer un « espace désirant » afin de faire advenir une expérience psychique partageable ?
Depuis Freud, les avancées de la science créent de nouvelles pratiques sociales - nouvelles façons de faire famille, préoccupations écologiques et climatiques - autant de zones muettes, terra incognita, qui font révolution de nos cadres de pensées et qui demandent à être élaborées psychiquement de manière singulière.
Lors de ces Journées d’Automne, nous souhaitons mettre l’accent sur « l’aujourd’hui » du désir de psychanalyse pris dans le politique et l’économique. Pour ce faire, nous envisageons de poursuivre notre réflexion, non seulement avec d’autres psychanalystes, mais également avec des chercheurs qui pourront nous restituer comment résonne actuellement dans leurs champs respectifs - philosophie, anthropologie, sociologie - la question du « désir de psychanalyse ».
Quelles représentations, quelles illusions, quelles déceptions véhicule-t-elle ? Finalement, comment rêve-t-on la psychanalyse aujourd’hui ? Quelle capacité de rêver, d’« aimer », de « travailler », permet-elle de retrouver, à un moment où cette capacité semble attaquée de toutes parts ?
Est-ce dans le rêve encore que mue le désir de psychanalyse, lorsque nous cessons notre pratique ? Est-ce dans le rêve encore, que se mue le désir de psychanalyse, lorsqu’un psychanalyste décide de cesser sa pratique ? ....
Programme
Samedi matin (9 h 30 - 13 h 00) Présidente de séance : Sylvette GENDRE-DUSUZEAU Modérateurs : Daniel DAYDOU et JACQUES LETONDAL
9 h 30 : Accueil 10 h 00 : Françoise JUMEAU-RUDELLE… 11 h 00 : Emmanuel BRASSAT(*) : L’avenir de la psychanalyse (*) Professeur de philosophie à l’IUFM de Versailles - Université de Cergy-Pontoise 12 h 00 : Michèle DUCORNET : E la nave va
Samedi après-midi (15 h 00 - 18 h 00) Présidente de séance : Marie-Jeanne GENDRON-GARNIER Modérateurs : Alain BAÏTELLI et Dominique GAUCHER
15 h 00 - Loup VERLET : Avenir climatique et désir d’analyse 16 h 00 - Samuel LEZE(*) : Tourner autour du pas (*) Samuel Lézé, anthropologue, chercheur postdoctoral au CNRS, membre de l’Iris 17 h 00 - Claude SPIELMANN : Le temps des cerises
Dimanche matin (10 h 00 - 13 h 00) Présidente de séance : Nicole ROGER Modérateurs : Pierre BABIN et Paul MACHTO
10 h 00 - Ariane POULANTZAS(*) : Les enfants faits main (*) Journaliste scientifique, Ariane Poulantzas a réalisé en 2008 « Maternité croisée », un film sur la gestation pour autrui. 11 h 00 - Intervention à deux voix de Gérard JONCOUX et Vincent PERDIGON : Espaces de la rencontre analytique aujourd’hui
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Tarif des Journées : 80 €
On s’inscrit sur place
* La Journée du samedi sera suivie d’un dîner au cours duquel nous fêterons la migration vers Montpellier de Michèle Ducornet.
Pour que nous puissions réserver un salon correspondant au nombre de participants, nous vous demandons de retourner le coupon joint avant le 25 septembre 2009 à la secrétaire Nicole Roger, 10 boulevard Davout, 75020 Paris ou par mail : nicole.roger neuf.fr
RÉSERVATION POUR LE DÎNER DU 3 OCTOBRE 2009
au restaurant L’AMBASSADE D’AUVERGNE 22 rue du Grenier Saint Lazare 75003 PARIS Métro Rambuteau
Menu terroir (entrée, plat, dessert, vin, café) : 38 €
Nom et prénom : ……………………………………………………………………………
Pour la confirmation de la salle, votre réservation doit impérativement parvenir à la Secrétaire avant le 25 septembre 2009 soit par courrier : Nicole ROGER, 10 boulevard Davout, 75020 Paris, soit par mail : nicole.roger neuf.fr