Nous contacter
Accueil > Nouvelles d’ici et d’ailleurs > le 19 janvier 2011,

le 19 janvier 2011, au Cercle Freudien, exposé d’Alain Deniau : « Place de la Vérité de Freud à Lacan. Du transfert négatif à la réaction thérapeutique négative. »


Le CA propose de mettre au travail des « mercredis », en articulation avec la préparation d’un colloque fin 2012, pour les 2 années à venir, le thème suivant :

Symptôme, Vérité, Guérison

Si, d’une certaine façon, il poursuit les avancées de nos dernières journées internes, il s’impose aujourd’hui pour plusieurs ordres de raisons.

Les avancées de Lacan ramassées dans la dimension de ce qu’il a appelé « syntôme » n’invalident en rien ce qu’il convient d’appeler depuis toujours en psychanalyse du ou des symptômes. La dimension du symptôme est constitutive du discours psychanalytique, et sa définition déborde de loin celle du discours médical puisque pour nous est symptôme ce qui parle sans savoir ce que ça dit… où se profile la notion d’aliénation : le symptôme n’est pas tant pathologie que vérité en souffrance. Du reste, on peut tomber malade de la vérité.

Il est impossible de disjoindre la psychanalyse des multiples enjeux qu’implique le soin psychique. Camper sur une telle disjonction est devenu au fil du temps un voile trop commode tendu sur l’incompétence et la démission. Dès lors, il y a urgence à réinterroger ce que pourrait être pour nous la notion de guérison, et peut-être à l’arracher à son appropriation, somme toute récente dans l’histoire, par le discours médical.

Stagner sur ces questions et reprendre en boucle des pseudo-certitudes trop idéologiques pour embrayer sur le réel de notre action est dangereux pour l’avenir de la psychanalyse . Pour autant, rompre avec la paresse conceptuelle que recouvre souvent cette opposition tranchée entre psychanalyse et psychothérapie - alors même que rien ne garantit que ce qui est exercé sous le nom de psychanalyse n’est pas justement la plus fade des « psychothérapies » ou de l’ego-psychology - n’est pas une tâche aisée, car il ne s’agit nullement de se satisfaire de la seule efficience. Une pratique n’a pas besoin d’être éclairée pour être opérante ( « de tous temps la médecine a fait mouche avec des mots »), mais la psychanalyse n’est la psychanalyse que si elle éclaire ce qu’elle opère. Impossible donc de penser le symptôme et la guérison sans se référer à la dimension de la vérité…

Vous pouvez, d’ores et déjà, nous adresser vos propositions d’exposés afin que nous puissions établir un calendrier.

La première séance aura lieu le mercredi 19 janvier 2011 avec un exposé d’Alain Deniau, présidée par Olivier Grignon intitulée :

Place de la Vérité de Freud à Lacan. Du transfert négatif à la réaction thérapeutique négative.



[Article mis à jour le 10 décembre 2010)