« … ce qui oblige à déduire que les conditions d’apparition de la vie psychique sont les mêmes que celles du vivant » L’Esquisse
Comment le pense être d’avant le « parle-être » (Lacan) qu’est « l’animal homme » (Malaise dans la civilisation) s’approvisionne-t-il en énergie ? Comment apprivoise-t-il la masse d’énergie dont il est nécessairement tributaire pour alimenter ce que Freud appelle « la toute puissance des pensées » ?
Comment métabolise-t-il (meta, changer ; bole, en jetant) une quantité dont la définition a minima qu’en donnent les biologistes est qu’elle tend vers l’inertie, en une énergie constante « qui possède la qualité de la quantité » ? « Sans maillon intermédiaire », écrit Freud.
Sans une panse de a... « c’est-à-dire sans rien écrire, rien copier, rien composer », (Le Littré).
À moins de supposer que le concept d’humanité, lequel nous permet de nous reconnaître comme des entres des êtres humains tous semblables et tous dissemblables (humains, trop humains, à l’occasion inhumains), nous vient du « ciel étoilé au-dessus de nos têtes », il nous semble toucher là au maillon manquant où s’origine le désir inconscient. Le maillon manquant entre l’animal et l’homme, le biologique et le psychique, l’individu et la société, la phylogenèse et la biogenèse, l’origine et le commencement de la pensée etc…
Au point de rencontre entre nos convergences et nos divergences. Nous poursuivrons cette année notre questionnement à partir d’une confrontation tant de la singularité de nos pratiques que de l’éclectisme de nos lectures.